4 mai 2019  10h-21h
THE WINDOW
LABORATOIRE D'EXPÉRIMENTATIONS ARTISTIQUES EN MILIEU URBAIN

Plantons_la_ville

4 mai 2019 10h-21h
Henri Taib

Apprendre des plantes

Avec le projet Plantons la Ville, The Window et Emmanuel Raoul poursuivent leur recherche sur comment occuper la ville à travers l’expérience du jardin et en s’inspirant du fonctionnement des plantes.

Dans le cadre des 48h de l’agriculture urbaine ils proposent des moments de partage autour du jardinage avec ARRGG, l’association de riverains de la Rue Gustave Goublier ainsi qu’en invitant le plasticien et jardinier Henri Taib à évoquer son travail dans les friches de Paris.

Après plus de dix ans passés à cultiver le sauvage autour de l’ancienne voie ferrée de la petite ceinture parisienne, Henri Taib a été expulsé du lieu qu’il avait contribué à faire vivre. Précurseur d’une agriculture urbaine des marges, il revient à Paris pour partager ses expériences et observations glanées au fil de ses années passées à ensemencer, à jardiner mais aussi à laisser ensauvager… Lui qui utilisait l’énergie des promeneurs et leurs habitudes de circulation pour aménager son jardin évoquera sa vision de la permaculture et son interprétation de ses différents principes : observer et s’inspirer de la Nature, soigner la Terre et les Hommes, partager équitablement, intégrer au lieu de séparer, utiliser la biodiversité, valoriser les marges, réagir de manière positive au changement…

Programme du samedi 4 mai

Matin : entretien et nouvelles plantations
14h30 Partage d’expérience du jardinier et plasticien Henri Taib, co-fondateur de l’Ecole des Espaces Libres sur la petite ceinture de Paris
18h30 : apéro convivial

Arès avoir évoqué « la ville nourricière » au travers de sorties botaniques urbaines et l’atelier de cuisine de plantes sauvages, ainsi que « la plante qui soigne » avec la rencontre avec le psychologue péruvien Roberto Zapata Arias, Plantons la Ville poursuit sa programmation autour du végétal, de l’humain et de l’urbain avec l’axe consacré à « la ville qui inspire ». Car ces plantes sauvages qui persistent à pousser dans les lieux délaissés ou méprisés peuvent nous inspirer et nous indiquer d’autres manières de partager un espace commun. Il faut commencer par les observer, les comprendre et les entendre.

Si dans nombre de cultures sud-américaines le concept de plantes « maitresses » ou « enseignantes » est communément admis et constitue même l’essence de la formation de tout guérisseur, dans le monde occidental contemporain, il faut saluer les plus récentes découvertes en biologie et botanique comme une invitation à construire un tout nouveau rapport avec le règne végétal. Intelligence, stratégies complexes, coopération inter-espèces et inter-règnes, ces organismes vivants issus de plusieurs centaines de millions d’années d’évolution ont rendu notre vie possible sur Terre et s’avèrent riches d’enseignements. Qu’un ouvrage sur « La vie secrète des arbres » devienne un best-seller traduit en plus d’une trentaine de langues atteste bien de ce nouvel inté de l’humanité pour le monde des plantes, d’autant que l’auteur y écrit que les forêts ont précédé l’Humanité dans l’invention de la sécurité sociale, de l’assurance maladie et vieillesse.

A l’opposé de la loi de la jungle, du plus fort, longtemps érigée comme le modèle dominant dans les interactions entre espèces au sein de la Nature (très largement basé sur l’observation des comportements des animaux), l’étude des règnes des Plantes, des Fonges ou encore des Bactéries tend à montrer qu’un tout autre modèle prédomine dans les écosystèmes naturels : basé sur la coopération, l’entraide, la solidarité, où la diversité est une richesse et une force et non pas une tare.
Comment les sociétés humaines pourraient-elles s’inspirer de ces phénomènes naturels pour améliorer leur fonctionnement, leur cohésion sociale, leur bonheur tout simplement ? Les principes de la permaculture peuvent nous aider à concevoir une ville apaisée et apaisante, belle et agréable à vivre ensemble…


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