Jusqu'au 7 novembre 2021
THE WINDOW
LABORATOIRE D'EXPÉRIMENTATIONS ARTISTIQUES EN MILIEU URBAIN

Expo - Résidence

Du 26 septembre
au 7 novembre 2021
avec Kristina Solomoukha & Paolo Codeluppi

Sur une invitation de Catherine Baÿ et avec la joyeuse participation de Laure Mathieu, Fabrice Bourlez, Bernhard Rüdiger, Nicole Koffi, Famille Rester.Étranger, Alice Lejeune, Vincent Bonnefille, Karolina Kazmierska et d’autres invités surprise.

Exposition-résidence du 26 septembre au 7 novembre 2021
ouverte au public les vendredis, samedis et dimanches de 14 h à 19 h
et sur RDV oursalamaison @ gmail dot com

Infos à retrouver sur sur Point Contemporain !

PROGRAMME

(à retrouver sur facebook)

Dimanche 26 septembre à 19h30 (fb)
– invitation culinaire – Bernhard Rüdiger.

Dimanche 10 octobre à 19h30 (fb)
– invitation culinaire – Karolina Kazmierska

Dimanche 17 octobre à 19h30 (fb)
– invitation culinaire – Alice Lejeune,
– lecture – Vincent Bonnefille

Dimanche 24 octobre – fermeture exceptionnelle
(nous restons ouverts le 22 et le 23)

Dimanche 31 octobre – fermeture exceptionnelle
(nous restons ouverts le 29 et le 30)

Dimanche 7 novembre à 19h30 (fb)
– invitation culinaire – Nicole Koffi, Famille Rester.Étranger

Dimanche 26 septembre 
– invitation culinaire – Bernhard Rüdiger

K. et P. verniront « Lire les formes», une exposition pensée comme une manière expérimentale d’attiser le feu d’yeux différents et d’en observer joyeusement les effets. Revenir ensemble à cet instant du décryptage de nos perceptions, comme on reviendrait aux lueurs pariétales, à une poésie cavernicole, à la fois millénaire et instantanée. Passer ce moment autour de nos yeux, à observer, surveiller, craindre les débordements de cet art lacté. Ce foyer commun à investir devenant une famille – celle de personnes partageant le même toit, le même feu : les habitants des mêmes images.

Dimanche 10 octobre  
– invitation culinaire – Karolina Kazmierska
(site web)
Souvenir d’un goût, d’un plat, nous amène au passé lointain et souvent le mémoire associe ce moment aux autres événements parallèles : une rencontre, un son, un geste, un ustensile avec lequel on a mangé ou un chemin parcouru pour aller à un repas…

Le texte Rosół. Bouillon de poulet. Les dimanches chez grand-mère Klara. est un début de projet sonore collectif, dirigé par Karolina. Ce projet est une récolte des goûts et des souvenirs pour être récité, dégusté et partagé.

Dimanche 16 octobre
– performance culinairculinaire – Alice Lejeune
(site web)  
“Eggs for eyes” est un prétexte pour parler de langage, pour revenir sur les origines légendaires des caractères et pour se retrouver autour de deux recettes. Au menu: Dégustation de chou rouge et de mots crus, no eggs involved.  
– lecture-chouquette – Vincent Bonnefille (site web)
“Je suis mon propre patron, du moins j’essaye. Ça fait des années que j’ai la tête dans les écrans. Aujourd’hui je développe une activité d’aide à l’autonomie. Aujourd’hui je propose de vous raconter mon parcours, quels sont les enjeux de cette entreprise. De partager avec vous mes doutes. De fouiller un peu plus au dedans.”

PRÉSENTATION

« Lire les formes comme le lait sur le feu ». Pendant quelques jours, l’exposition s’est appelée comme ça. On s’était dit « lire les formes » plutôt que voir les formes, plutôt même que les regarder; c’est à dire revenir à ce moment où l’œil passe dessus, s’y arrête et par une opération qui relève presque de la magie, les identifie, les extrait de leur environnement, et les intègre dans un continuum d’éléments qui leur ressemble. Dans un poème sur son exil, « Salvo el crepúsculo », Julio Cortázar parle d’une main infatigable, la main de la mémoire, qui chercherait à chaque moment dans sa poche les formes manquantes, comme elle chercherait de l’argent, un taille crayon, des clés.

L’échange se passe au creux de l’œil, près du nerf optique, où l’on trouve un point baptisé le point focal. C’est l’endroit où convergent les rayons lumineux qui proviennent de l’extérieur, en une petite tache de stimulation cellulaire. Comme en photographie, il renvoie à l’endroit le plus loin où l’on puisse voir le plus net, l’endroit où les contours se détachent et les figures peuvent apparaître. Le point focal vient du latin focus, qui veut dire feu, ou foyer. L’œil (la fovéa, fosse, creux) fait comme une petite grotte qui vient l’accueillir, l’abriter pour un temps. Bientôt, les informations seront envoyées au cerveau qui les traitera à son tour. La main de la mémoire se jettera au feu. Alors les taches deviendront des choses, le ciel se décollera de la terre, les chaises retrouveront leurs dos, les tables retrouveront leurs pieds, et le monde se divisera comme il se doit.

Septembre 2021, Laure Mathieu


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